Développements méthodologiques

Développement méthodologique de gestion des ouvrages portuaires

Il existe plusieurs méthodes de gestion de patrimoine, principalement développées et utilisées pour les bâtiments, les voiries et les ouvrages d'Art. Depuis quelques années, différentes méthodes* et outils* ont été développés et déployés dans le domaine portuaire mais principalement dans des ports de relativement grandes dimensions.. Les rares gestionnaires portuaires qui ont une démarche de gestion des ouvrages formalisée et structurée (structuration du parc, indicateurs d'état, plans pluriannuels de maintenance, etc.) ont donc adoptés des méthodes différentes. Quelle que soit la démarche mise en place, chaque méthode présente bien évidemment des avantages et des inconvénients. D’une manière générale, les limites portent principalement sur les modalités d'exploitation des méthodes (compétences nécessaires, contraintes de mise en oeuvre, temps d'exploitation, supports et outils informatique, etc.). Ces contraintes sont parfois difficiles à absorber pour les gestionnaires notamment de patrimoines de petite à moyenne envergure (ports de plaisance, ports de pêche par exemple).

Représentation d'un plan pluriannuel de maintenance et de la visualisation d'indices stratégiques d'un parc d'ouvrages portuaires (crédit : CETE Ouest).

L'anticipation, le suivi et la traçabilité de la maintenance portuaire comprend deux grands axes interconnectés :

  • La gestion de patrimoine classique, répondant à des besoins liés aux infrastructures (relevant du génie civile ou de travaux plus ou moins importants de réparation).
  • La maintenance courante des ouvrages portuaires et de leurs équipements (petites interventions mais fréquentes, entretien de l'outillage).

Ces démarches nécessitent d'êtres adaptés aux contraintes actuelles de gestion, notamment pour les gestionnaires de patrimoine portuaire de taille moyenne, qui n'ont pas toujours la culture ou l'expérience nécessaire à sa mise en oeuvre. 

L'originalité de la démarche est :

  • L'intégration des spécificités des patrimoines portuaires de petites dimensions (**)
  • La juxtaposition gestion des ouvrages / interventions de maintenance courante / stratégie économique
  • Le création d'une interface informatique ergonomique

Il s'agit d'un travail de Recherche et Développement, nécessitant l'implication directe de gestionnaires portuaires, réalisé en partenariat avec le Laboratoire des Ponts et Chaussées de St-Brieuc (service du CETE de l'Ouest). Ce partenariat vise notamment à garantir une bonne application de la méthode de gestion des ouvrages dite VSC (Visites Simplifiées Comparées), élément important du dispositif et ayant fait ses preuves au sein de plusieurs ports de commerces en France.

Ce développement, incluant un logiciel spécifique, est réalisé en lien avec nos offres de "gestion du patrimoine portuaire", dont le port de Perros-Guirec fut le site pilote (premier port de plaisance ayant réalisé cette démarche). En savoir plus.

 

Identifié comme Pôle de Compétence et d'Innovation, notamment sur les ouvrages maritimes, retrouvez le CETE Ouest sur le site developpement-durable.gouv.fr :
http://www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/

* Exemples :

  • Dispositif "SIMEO-PORT" au GPM du Havre
  • Dispositif "AREO" au GPM de Marseille
  • Dispositif "VSC" aux GPM de Dunkerque et La Rochelle
  • Dispositif "OASIS" dans les ports du CG29
  • Dispositif "GIZO" (inspirée de "VSC") au GPM de Nantes Saint-Nazaire

 ** les autres méthodes tiennent compte également des spécificités portuaires… L’originalité réside dans la déclinaison d’une méthode « robuste » sur des patrimoines typiques tels que ports de plaisance, ports de pêche, petits ports de commerce etc.

Développement méthodologique d'évaluation des risques d'apports contaminants et d'élaboration de stratégies de monitoring

Le domaine portuaire est au cœur des interactions entre activité humaine et environnement littoral, il est également le réceptacle d’un grand nombre d’effluents pluviaux ou industriels potentiellement contaminés. La règlementation, de plus en plus contraignante, oblige les gestionnaires à fournir des éléments démontrant l’amélioration de la qualité environnementale de leurs eaux et sédiments. Outre l’impact écologique d’un milieu présentant des contaminations, les diagnostics, les analyses, les aménagements visant à réduire les pollutions, les mesures compensatoires, les coûts de traitement des eaux et sédiments, etc. engendrent des dépenses considérables.

L'activité de pêche est une source d'apports contaminants parmi d'autres.

Or, il s’avère que les gestionnaires portuaires (Grands Ports Maritimes, Régions, Départements, CCI, Syndicats d’Economie Mixte, communes littorales ou sociétés privés) ne génèrent que peu d’apports contaminants par leur activité. La majeure partie de la pollution provient de l’activité du bassin versant, des industries implantées sur le site ou en amont, ou encore du comportement des usagers.

Par ailleurs, les aménagements nécessaires pour réduire les risques de pollution sont, pour leur part, principalement assumés par le gestionnaire portuaire avec le concours des collectivités (Régions notamment) et d’organismes tels que l’Agence de l’Eau. Enfin, la connaissance des contaminants en environnement portuaire provient principalement de l’analyse des sédiments (état des lieux) et d’un suivi périodique de la qualité des eaux. Il s’agit d’éléments de constat et non d’approches analytiques dynamiques, c’est-à-dire permettant de corréler une contamination avec un facteur d’influence, quel qu’il soit.

Par conséquent, les principaux concernés d’un point de vue financier et juridique subissent directement l’impact des apports contaminants sans pour autant en maîtriser ni les origines (traçabilité) ni l’évolution (indicateurs de performance).

Nous développons donc des méthodologies permettant de répondre à deux problématiques :

  • Evaluer les risques d'apports contaminants, à partir de référentiels naturels et industriels locaux, des caractéristiques des infrastructures et du trafic portuaire. Ce, en fonction de la stratégie du gestionnaire, pas seulement au regard de la législation.
  • Définir une stratégie, sur mesure, permettant de suivre des contaminants in situ, d'en identifier l'origine ou encore d'en définir les facteurs d'influence.

Ces développements méthodologiques, qui nécessitent une veille scientifique et technologique constante, est réalisé en lien avec nos offres "évaluation des risques environnementaux", dont le Grand Port Maritime de Nantes-St-Nazaire fut le site pilote. En savoir plus.

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